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L’imagination au service de l’apprentissage

Vous vous demandez ce que viennent faire Le Petit Chaperon rouge et Batman dans cette rubrique ? Ils sont, au même titre que les énergies fossiles, en cours de raréfaction dans nos esprits qui risquent de manquer d’énergie créative ... si vous voulez en savoir plus, c’est là que ça se passe !







 Aparté avec mon lecteur

Le sujet que je vous propose titille ma curiosité depuis quelques temps. De par mon parcours dans l’animation et l’enseignement, je me suis souvent intéressée aux méthodes et pratiques pédagogiques. J’ai également un penchant particulier pour tout ce qui a attrait à l’imaginaire. Pour moi, cet article est l’occasion de mettre en ordre mes idées à ce sujet, de les faire partager et surtout d’y prendre du plaisir.

Du plaisir ? me direz-vous. Oui, tout à fait. Un travail, lorsqu’il s’adresse à un public, lorsqu’il est emmené à être partagé, doit faire plaisir à celui qui le mène. Dans la restitution de celui-ci, le lecteur ou encore l’auditeur ou spectateur percevra, par le ton de la voix ou le mode d’écriture, le joie de son auteur et n’en sera que plus enthousiaste et plus intéressé. Or, pour mettre du cœur à l’ouvrage, je choisi de mettre un peu de ma personne, un peu de ce qui me constitue afin que la rédaction de cet article me soit agréable et que la lecture de celui-ci vous permette de mieux me connaître.

Je me dispenserai volontairement de chercher à appuyer mes idées par des théories ou pensées d’auteurs. J’ai bien sûr lu beaucoup de choses sur la pédagogie, me suis renseignée, mais les idées que je m’apprête à coucher sur le papier me sont bien personnelles. L’intérêt par la suite est de solliciter des réactions ; peut-être la vôtre ? Je citerai tout de même en guise d’accroche, Comenius [1] qui, dans son cinquième fondement de la Grande Didactique intitulé « La nature produit tout à partir de la racine, et uniquement à partir d’elle », explique que :

« De cette règle fondamentale, il découle que pour bien instruire la jeunesse, il ne faut pas farcir l’esprit d’un fatras de mots, de phrases de maximes ou d’opinions glanées ça et là dans des livres, mais il faut éveiller l’intelligence comme une source d’où vont jaillir des ruisseaux qui nourriront bourgeons, fleurs, fruits auxquels succéderont de nouveaux bourgeons, de nouvelles fleurs et de nouveaux fruits. […] Pourquoi chausser les lunettes d’autrui quand nous avons des yeux ? ».

Bien que discutable, cette idée m’intéresse et de surcroît, justifie ma démarche.

Comment justifier le choix de ce sujet ?

•        Il me plaît, il me fait plaisir, ça m’amuse,
•        Ça a du sens pour moi,
•        Ça m’est utile dans ce que je fais et ce que je ferais demain,
•        Je pense que c’est une idée intéressante et je voudrais la tester encore dans mes pratiques,
•        J’aime ça, j’aime imaginer.

Ces justifications ne prennent pas encore tout leur sens pour vous ? Imaginez vous, quelques années en arrière, sur les bancs de votre école, dans vos habits, avec votre cartable, votre trousse, face au tableau et à votre professeur. Souvenez-vous. Quelles étaient les matières dans lesquelles vous réussissiez ? Pourquoi ? Prenez deux minutes … Vos réponses ressemblent-elles aux miennes citées plus haut ? Oui ? Je sens que je capte votre attention… Non ? Bon, rien de grave. Je vous invite à poursuivre encore un peu, juste par curiosité.

 Entrée en matière

Pour apprendre que faut-il ? De l’intérêt, de la motivation, de l’attention et de la concentration. Certes ! Et qu’est-ce qui peut provoquer cela ? Vous le devinez déjà …. Il faut que le thème d’étude, le travail à fournir plaise, qu’il soit choisi, qu’il ait du sens pour l’individu. Et nous en venons aux faits, à l’essentiel : la question du sens. N’importe quel pédagogue doit maintenant commencer à rigoler … « C’est une évidence ! » me direz-vous. En effet ! « Et c’est bien gentil mais quand on a trente-deux gamins en face et que ces trente-deux là ont trente-deux centres d’intérêt différents et vont dans trente-deux sens différents, comment fait-on ? ».

Je vous répondrai : on ne fait pas ! Cela ne fait de mystère pour personne. A moins de s’appeler superman, seul avec trente-deux personnes, vous avancerez certes mais peu et certainement, mal. Mais vous pouvez essayer si vous le souhaitez. A connaître un peu la santé des personnels enseignants de collège et lycée, je ne m’y risquerai pas. Mais les femmes et les hommes de foi existent et je les soutiens de tout mon cœur ! Je m’égare … Oui, alors, comment fait-on ? Nous savons que dans les mécanismes d’apprentissage, plusieurs facteurs entrent en jeu : l’attitude de l’enseignant, l’environnement de l’apprenant, son état émotionnel et physique et son intérêt pour le sujet, sa mo-ti-va-tion. Or, nous l’avons vu, ce qui motive un individu lui est propre et personnel. C’est presque du domaine de l’intime. Et, rassurez-vous, il ne s’agit pas de faire la psychothérapie de chacun de vos élèves. Une perspective intéressante cependant serait de solliciter cette intimité par un biais détourné. Vous l’avez compris, je parle bien de l’imagination.

 Qu’ai-je dans mon sac « imagination » ?

Pour préciser mon propos, je vous propose de détailler ce que je met dans le mot imagination. Pour moi, il s’agit d’une faculté propre à l’homme et qui constitue peut-être son plus grand pouvoir sur lui-même et sur sa vie. Elle lui permet en effet de se projeter dans un avenir plus ou moins proche afin de guider ses actions vers la réalisation de ses buts personnels, de sélectionner, de comprendre et de retenir les informations utiles pour lui. Notons également le lien étroit qui existe entre l’imagination, les émotions et sensations de l’individu. Ces trois éléments s’influencent mutuellement en toutes circonstances. C’est en cela que je m’intéresse de si prés à l’imagination. Elle est un passage vers l’essence même de l’individu. Elle ne ment pas. Elle peut cependant être orientée si une personne le choisit afin de modifier un état d’âme puis une manière de pensée, une manière de faire, une habitude et peut-être même sa vie toute entière. C’est en quelques sortes une réaction en cascade, ou encore, ce que certains appellent du renforcement positif.

Pour moi, l’imagination peut intervenir dans trois grandes phases de l’apprentissage :

•        La construction de sens et la question du choix,
•        La compréhension de ce que j’apprends et la question du déclic,
•        L’intégration de ce que j’apprends et la question du souvenir.

Ces trois phases découlent de ce que je vous ai raconté plus haut et sont, à mon sens, des conditions indispensables à l’apprentissage. Ainsi, je vous propose d’aborder ces trois points l’un après l’autre.

 La construction de sens et la question du choix

Commençons donc par ce que j’appelle la construction de sens. Qu’est-ce-que j’entends par là ? Pour bien apprendre, cela a été maintes fois prouvé, il faut que je m’investisse, que je consacre de l’énergie à cet apprentissage, que je m’implique. Pour cela, je dois choisir d’apprendre. Eh oui ! Je rappelle à mon très attentif lecteur que j’écris cela avec toute l’utopie dont je suis capable et je me fais un malin plaisir de faire allusion à ces grands découvreurs, créateurs, inventeurs et artistes qui eux même ont été ou sont d’abord de grands utopistes. C’est des grands rêves que sont nés les grands hommes. Cela me conforte dans ma démarche. Bref !

Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à choisir d’apprendre ? Oui, oui, c’est bien cela : la mo-ti-va-tion.

Cette motivation, lorsqu’elle provient de nous même (intrinsèque) et qu’elle va dans le sens de la réalisation des nos projets ou de ceux que l’ont s’est appropriés, engendre l’action. Ainsi, tout ce qui est fait coule de source car tout est cohérent avec soi, ses aspirations profondes. Le choix est une condition du maintien de notre intégrité. Notre pouvoir d’agir devient presque naturel dés lors qu’il est déclenché par la volonté et la projection. Et c’est là très exactement qu’intervient notre imagination. Ainsi, il semblerai que l’imagination, en permettant de se projeter dans diverses situations, nous permette d’effectuer des choix. Prenons l’exemple de Jason, skieur de fond de haut niveau. Pour préparer une compétition importante, lors de laquelle il espère bien faire un podium, Jason doit passer trois étapes :

•        La constitution d’un objectif précis avec, dans le cas de Jason, une arrivée dans les trois premiers – ce qui va nourrir sa motivation ;
•        La préparation physique et technique qui demande de la régularité et donc de la motivation (apportée en partie par l’étape précédente en donnant un but à l’action) ;
•        La projection à la fois physique et émotionnelle dans le déroulement et l’issue de sa compétition, soit l’atteinte de l’objectif qu’il s’est fixé.

Pour réussir, Jason va visualiser sa course. Il va s’y projeter à la fois au travers de la technique qu’il a acquise et travaillé (visualisation et mémorisation de parcours) et au travers des émotions qu’il souhaite y vivre, autrement dit, la joie et le bonheur liés à la réussite. Ce sont ces phases, complémentaires les unes des autres qui permettent de créer, de développer et de maintenir un certain niveau de motivation pour pérenniser l’envie d’agir, de travailler et d’apprendre. C’est en servant le projet de l’individu que l’imagination permet de créer du sens et de s’investir en tant qu’apprenant.

« Se projeter c’est bien joli ! Rêver c’est bien beau ! » mais comme le dis si bien maître Yoda au jeune padawan « Tu dois les pieds sur terre garder ! ».

Une autre des conditions à l’apprentissage est donc de com-pren-dre. Et nous en venons à notre deuxième point.

 La compréhension de ce que j’apprends et la question du déclic

Comme Comenius cité au début de l’article, vous faites sûrement partie de celles et ceux qui pensent qu’apprendre sans comprendre revient à se soulager dans un violon (Je prie les musiciens parmi vous de bien vouloir m’excuser de l’expression). Mais imaginer sans comprendre, se projeter dans une situation sans en connaître les tenants et les aboutissants, c’est pareil ! Cela s’appelle l’idéalisation je crois. C’est l’imaginaire à la Walt Disney :

« Ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants … ».

La question est donc celle-ci : Faut-il mieux avoir une tête bien faite, fonctionnelle et permettant la réflexion ou une tête bien remplie ? L’apprentissage, pour être utile à l’être en devenir (je ne sais pas vous, mais j’aurais tendance à me considérer comme telle), doit servir son projet de vie en lui permettant d’agir, de s’adapter et de trouver des solutions à partir des outils qui sont les siens.

Aussi, je vous propose d’imaginer un jeune élève comme un jeune charpentier avec sa petite boîte à outils de débutant. Pour lui, je choisi le prénom de Joseph … Plus ce jeune Joseph acquiert de l’expérience, mieux il complète sa boite à outils et plus il augmente sa capacité d’action. Mais notre petit Joseph n’est pas bien riche à ses débuts alors il démarre avec ce qu’il sait et ce qu’il a en comptant sur son maître ou son employeur pour le guider. C’est donc là que réside tout l’art du pédagogue. Comme un jardinier, il doit s’appuyer sur l’état préexistant de la terre : ses qualités et ses capacités pour y cultiver un riche potager. Ainsi, un jeune enfant qui doit suivre ses premiers apprentissages s’appuie sur le terreau qui le constitue afin d’intégrer de nouvelles choses.

NB : Même le nouveau né a déjà à sa disposition une « boîte à outils ». Il a un odorat sensible, des réflexes particuliers, des sens particulièrement aiguisés, dés sa venue au monde, qui lui permettent de réaliser très rapidement les premiers apprentissages indispensables à sa survie.

Prenons l’exemple de la petite Iris, un an et demi. Elle commence seulement à apprendre à marcher. Pourquoi souhaite-t-elle si ardemment se mettre debout après s’être étalée vingt-cinq fois sur le carrelage glacial du salon ?

Souvenez-vous …. Comment ça c’est trop loin ? Un petit effort ! Allez, je vais vous guider, ça va vous revenir.

Comme la plupart des enfants, Iris aime ses parents. Ils sont son repère, son modèle. Tous les jours, elle les voit se mouvoir, se déplacer avec cette aisance à laquelle nous autres ne faisons plus vraiment attention : « Mais qu’ils sont grands, mais qu’ils vont vite, que j’aimerais faire comme eux ! Mais … ouah ! Quel est cet objet là-bas aux couleurs si vives ? J’aimerai le toucher … ». Une seule solution pour Iris : marcher ! Elle rêve, imagine, a des envies et se projette. Elle a bien compris le problème : elle est encore cet amas empoté de chair et d’os au-dessus duquel les adultes se penchent pour faire des « gazous-gazous » qu’elle même trouve ridicules. Elle doit apprendre à marcher car elle souhaite aller toucher toute seule ce beau vase qui lui fait tant envie. Elle va donc agir par mimétisme car pour le moment, tout ce qu’elle a, c’est l’image de ses parents qui marchent. Qu’à cela ne tienne, première étape : se tenir debout. Seulement ensuite, Iris utilisera les muscles tout neufs de ses petites jambes qu’elle découvrira à force de travail et de motivation. Dans la théorie, on parle de déclic. Il ne s’agit ni plus ni moins, à mon sens, de ce moment ou nous faisons le lien entre ce que nous savons déjà et la nouvelle situation dans laquelle nous nous trouvons. Dés lors, nous identifions un problème à résoudre pour passer d’un état initial à un état souhaité. L’imagination intervient alors dans la recherche de solutions. On parle aussi de créativité, d’inventivité, d’ingéniosité.

Par le biais de l’imagination, l’apprenant s’approprie les solutions possibles au problème identifié et réalise, de manière autonome, des apprentissages multiples. Dés lors, il recherche également à acquérir les outils qui lui manquent pour atteindre son but.

Dans ces conditions, le troisième point (l’intégration) que je vous ai proposé plus haut est quasiment traité. Mais arrêtons nous dessus un instant.

 L’intégration de ce que j’apprends et la question du souvenir.

Nous disions donc qu’un apprentissage est d’autant plus valable qu’il pourra être réinvesti dans le futur et peut-être dans une situation différente de la situation initiale d’apprentissage. Pour cela il faut qu’il ait été intégré par l’apprenant. Alors, juste pour préciser ma pensée concernant cette question de l’intégration : J’aurais tendance à différencier deux notions : intégration et rétention. Tandis que le premier revêt un aspect plutôt qualitatif, le second concerne plutôt du quantitatif. Vous voyez déjà où je veux en venir ? Je ne sais pas vous mais voilà l’impression que le mot « rétention » me procure : lorsque je retiens quelque chose c’est souvent parce-que cette dite chose tend à m’échapper. Alors, j’use d’arguments, de ruses, de force ou d’entêtement parfois mais à la moindre inattention, la chose fuit. Et je dois recommencer. Certes, souvent, je suis plus rapide la deuxième fois que la première car je sais comment faire pour gagner à nouveau cette chose qui m’est totalement étrangère et dont je finis par me lasser parce-que franchement, je ne sais même plus pourquoi je lui cours après. Oulà ! Vous suivez toujours ?

Allez ! Je vais prendre un petit exemple : moi. Quand j’étais petite (je n’étais pas grande, en effet !), l’année du CP ou CE1, je ne sais plus, j’ai dû apprendre l’alphabet. Or j’avais déjà appris à lire, même plus tôt que mes camarades. En utilisant les sons, j’avais très vite intégré la mécanique des mots d’autant mieux que cela m’étais très utile. J’étais grande : je pouvais lire ! Mais je n’avais pas encore appris l’ordre de l’alphabet même si j’en connaissais toutes les lettres. Un jour, sous le préau, une copine (Lætitia, aujourd’hui géomètre et maman, que je salue !) me fredonne la chanson de l’alphabet.

« Quoi ? tu la connais pas ? »
« Heu … non. Je l’ai déjà entendue mais je m’en souviens pas. »

Pleine de sollicitude et de patience, elle a consacré peut-être plus de trois jours à me faire rentrer cette satanée chanson dans le crâne.

« Mais ça sert à quoi ? Crotte de bique ! » (ou « caca-boudin » - je ne sais plus quelles étaient les injures d’usage à ce moment là ).
« A chercher dans le dico pardi ! »

A ce moment très précis, une étincelle a surgit dans mon esprit et je me suis aperçue que je n’avais encore jamais cherché un mot toute seule dans le dictionnaire. Il fallait y remédier ! Illico, l’alphabet est entré dans mon répertoire de chansonnettes (après « une souris verte » et « une poule sur un mur ») et je me suis empressée de tester chez moi cette nouvelle trouvaille auprès du père Robert.

Et bien oui, je ne fais pas exception ! Comme dans les exemples cités dans les premier et deuxième points, cette histoire montre à nouveau qu’un apprentissage contextualisé, lié à un projet plus global de l’apprenant sera non seulement retenu mais intégré. Cette appropriation d’un savoir ou savoir faire passe très souvent par l’intérêt qui est porté à la finalité de l’apprentissage en question –à quoi ça sert ? – et par le souvenir laissé par la situation. Ce souvenir va se nourrir à la fois de nos sens et de notre imagination. A la façon de la madeleine de Proust, je pourrai vous emmener exactement à l’endroit où Lætitia m’a appris cette chanson, vous décrire l’endroit comme je l’ai perçu avec tous mes sens et même vous raconter ce qui se passait autour de nous. Et lorsque je me remémore cette mélodie, je me revoie sous ce préau avec, face à moi, Lætitia qui chante.

Le souvenir, comme la projection dans le futur sollicitent toujours cette grande capacité dont nous sommes dotés : l’imagination. La différence réside dans le fait que le souvenir a quelque chose d’immuable alors que l’avenir est libre. Et malgré nous, ce dont on se souvient le mieux, c’est ce qui nous a marqué. Ce sont les images, les sensations, les émotions ressenties face à une situation, qui rendent cette dernière durable dans nos esprits et dans nos corps. Or, quand vos sens et vos émotions sont-ils les plus sensibles ? Vous l’avez au bout de la langue … Lorsque vous êtes attentifs et impliqués. Lorsque la situation a du sens pour vous, que vous l’avez choisie et qu’elle motive vos actions pour aller dans le sens de vos propres projets. C’est bien ça ! La boucle est bouclée !

 Une note de philo pour la fin ...

L’imagination est notre plus grand pouvoir sur nos existences. Les enfants ont cette aptitude naturelle à solliciter ce pouvoir dés qu’ils en ressentent le besoin. De ce fait, ils accomplissent chaque jour de petits miracles. Pouvons-nous, adultes, nous souvenir de cela et poursuivre nous aussi nos miracles de « grands » malgré la vie, malgré les échecs et les déceptions ? Pouvons nous trouver chaque jour la motivation et ainsi le courage, de transformer nos peurs en questionnements, de préserver notre créativité ? C’est, je crois, la condition essentielle à notre liberté et à notre bonheur.

Note au lecteur : si vous êtes curieux, je vous invite à lire un discours que j’aime bien : celui du Général Mac Arthur – « Duty Honor Country ». Je ne sais rien du contexte dans lequel il a été écrit mais je trouve que c’est un texte intéressant.

En espérant que vous avez passé un bon moment.

[1] Article « La Grande Didactique », L’Education, les plus grands textes de Platon à Rousseau et Freinet, Le Nouvel Observateur/CNRS Éditions, 2011



vanessa.stefani,
date de publication : 7 mars 2013,
date de dernière mise à jour : 7 mars 2013


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